Voici un objet que j’ai dessiné et réalisé, c’est un garde fou d’escalier
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Je vais détaillé la fabrication étapes par étapes. Il y a évidement d’abord la conception, on dessine beaucoup, en prévoyant les assemblages, les cotes, enfin le maximum de choses.
Une fois ce travail le plus avancé possible, on fait une feuille des débits qui prévoie la découpe de tout le bois nécessaire à la fabrication de l’objet.

On attaque le délignage. Il faut découper dans des planches brut de sciage comme ci dessus tout le bois dont on aura besoin.

Ci dessus mon bois est déligné, il faut ensuite le corroyer c’est a dire raboter les 4 faces de chaque planche bien droit et d’equerre. Voici le résultat ci dessous. Dans le temps les anciens faisait cette opération a la main avec une warlope, que de savoir faire !

Pour cet ouvrage j’ai fabriqué un petit panneaux et une grande balustrade. En ce qui concerne la balustrade j’ai remplacé l’habituel panneaux plein par un treillis qui laisse ouvrir l’espace sur la cage d’escalier tout assurant la fonction de garde fou.Voici les différentes étapes de la fabrication du treillis.C’est simple ca demande juste d’être précis.



C’est bon vous suivez ?

L’armature de la balustrade est faite de 3 montants et 2 longues traverses. On voit les rainures, ces larges entailles tout le long de la pièce, dans lesquelles le treillis prendra place et tiendra sans clou ni vis ni colle. On voit aussi les mortaises, ces trou rectangulaires, aux extremités et au milieu des grandes traverses qui viendront accueillir les tenons des montants. Pour ceux que ca interesse voir l’article suivant « la fabrication traditionnelle d’un panneaux ».

Bon d’accord on vous la fait pas ! Vous avez tout de suite vu que sur la photo y a 4 pieces alors que j’avais dis qu’il y avait 3 montants. Sur cette photos ce sont les montants et traverses du petit panneaux mais le principe est le même. Là on voit l’étape suivante, j’ai fais une coupe galbée jusqu’au fond de la rainure. Ca veut dire que contrairement a ce qu’on pourrais croire ce n’est pas le panneaux qui est rond, c’est la découpe des montants qui est galbée. On comprend ca bien aux 2 photos suivantes.

Donc en haut puis en bas pas mal d’heure à découper, moulurer, chanfreiner. Il restera le poncage avant les finitions.

Alors les finitions ca se complique parce que j’ai choisi de démonter le treillis pour y mettre la couleur. C’est compliqué parce que l’assemblage après finitions ca peut souffrir de trace de colle de presse et coup divers. Mais dans ce cas y avait pas d’autre moyen de peindre et vernir le treillis sans laisser de blanc et sans faire de coulures. j’ai fais un séchoir pour poser les pièces a sécher peintes sur les 4 faces. Le rouge est une peinture a l’huile qui laisse paraitre les veines du bois.


Le noir est une teinte de chez Liberon qui s’appelle wenge, appliquée en plusieurs couches a l’éponge, et ensuité cirée. Rouge et noir ca fait très stylé, c’est une demande du copain pour qui j’ai fais cet ouvrage. La forme, l’esthétique c’est de moi, d’influence classique pour le petit panneaux et assez indéfinissable pour la balustrade.